1 Rencontre, 1 Portrait

Une Rencontre, Un Portrait

Bonjour chers lecteurs,
Vous trouverez sur cette page un petit portrait des personnes que nous avons rencontrées. Ces personnes ont accepté de répondre à nos questions et nous ont partagé la passion qui font leur engagement. J’espère que la lecture de ces petits portraits vous inspirera autant que tout ce qu’ils/elles nous ont apporté lors de ces rencontres.

Johannes Heereman, Berlin (Allemagne)
Décembre 2022

« Si j’étais un animal je serais probablement un mix entre un éléphant, un ours et une girafe. Parce que je suis grand et très peu stressé en général. Je pense que ces animaux vivent tranquillement, ça me représente bien »

Johannes est un entrepreneur naît. Petit, il trouvait le moyen de se faire de l’argent de poche en proposant à ses voisins d’aller lui même déposer leurs bouteilles de verre à la consigne.
En 2020 il lance Normcut, une extension pour les logiciels de découpe. L’objectif : permettre aux entreprises de réduire leurs déchets dès le découpage de la matière première. Prévenir le déchet plutôt que de devoir trouver le moyen de s’en débarrasser ultérieurement.
Inspirante et prometteuse, cette entreprise berlinoise a de quoi faire bouger les lignes de la conception d’objets et de textiles.

portrait : David Degbor, Président du Conseil d'Administration de l'ONG Rude Food à Malmo
David Degbor, Malmö (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un légume je serais une tomate parce qu’il y a différentes variétés et tailles et couleurs. C’est un légume avec divers variétés et elles sont stables que les salades. On peut les cuisiner facilement. »

Président du Conseil d’Administration de Rude Food à Malmö, David met à disposition ses compétences pour améliorer les outils et interfaces sur lesquelles s’appuie cette association à but non-lucratif. Rude Food est la première entreprise de restauration de surplus alimentaire de Suède. Son objectif, fournir de délicieux repas à partir d’ingrédients crus qui auraient autrement été gaspillés par les supermarchés. Lutter contre le gaspillage alimentaire, animer un réseau de volontaires et proposer des outils pour répliquer cette initiative dans le monde, ce sont les missions de Rude Food.

Portrait : Lars Pehrson, fondateur de la Merkur Cooperative Bank
Lars Pehrson, Copenhague (Danemark) Novembre 2022

« Si j’étais un animal, je serais un hibou parce que c’est un animal qui pense beaucoup. J’aime m’assoir et réfléchir au monde et ce qui s’y passe. »

Fondateur et conseillé exécutif de la Merkur Coopérative Bank à Copenhague, Lars nous a expliqué comment cette banque était née d’un désir d’accompagner le financement de projets à caractère durable. Pas d’énergies fossiles, pas de projets à impact néfaste pour l’environnement, la santé et la société. Leur plus grande force est de connaître les enjeux et les risques des projets qu’ils accompagnent par le financement, ils considèrent donc que ces projets plus « durables » ne sont pas une plus grande prise de risque que les projets aujourd’hui financés par les banques plus classiques. Une banque qui réduit l’empreinte environnementale et sociale de votre épargne, ce n’est quand même pas rien.

Portrait : Sarah Thorsaeus, Coompanions
Sarah Thorsaeus, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un livre je serais un livre pour enfant – Fifi Brindacier – une adorable petite fille avec des pouvoirs fantastiques. Elle essaie de faire les choses un peu différemment et elle est très ouverte d’esprit et pense que tous est possible. »

Responsable de l’accompagnement des projets au sein de l’ONG coopérative Coompanion, Sarah nous a accueilli dans leurs locaux à Norttälje. L’objectif de l’organisation, accueillir toutes les entreprises, les porteurs de projets, les rêveurs qui veulent challenger une idée. Ils y répondent avec un ensemble d’outils sans manquer de questionner l’aspect durabilité de l’idée. Ce service ouvert à tous est une vraie boîte à outils et un vrai terrain de jeu à l’expérimentation. Ils ont d’ailleurs ouvert un incubateur/show room sur la thématique de la production alimentaire urbaine et forme aujourd’hui de nouveaux projets d’agriculture collaborative intergénérationnelle.

Portrait : Cecilia Engdhal, directrice de la boutique Buy Bye à Stockholm
Cecilia Engdhal, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un livre je serais probablement – Fifi Brandacier – une histoire pour enfants. Cela me décrit bien. »

Directrice de Bye Buy Concept, Cécilia nous présente ce concept de seconde main de qualité pour les enfants, implanté en plein coeur de Stockholm. Acheter du neuf pour quelques mois voire semaines, pourquoi ? Les enfants changent de taille tellement vite. Ici les parents peuvent ramener les vêtements trop petits de leurs enfants et contribuer au projet Bye Buy. Ils peuvent également acheter des habits en parfait état, qui iront de nouveau à leurs enfants et à moitié prix.

Portrait : Niclas Tunebro, fondateur de la marque de bière Crumbs
Niclas Tunebro, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un animal je serais un chat, je pense que les chats aiment aller un peu partout et faire beaucoup de choses. Les chats savent aller chercher la confrontation quand c’est nécessaire. C’est un animal plus « sauvage » que le chien. »

Niclas est co-fondateur de CRUMBS, une marque de bière dont 30% de la matière première est constituée d’invendus de pain des magasins de Stockholm mais pas que… Convaincu que le gaspillage alimentaire et plus particulièrement celui du pain est quelque chose que l’on peut éviter, il propose un accompagnement des magasins qui vendent du pain pour les questionner sur les quantités qu’ils commandent et les habitudes de consommation qu’ils promeuvent.

Joshua, Luleå (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un livre, je serais un guide de voyage où chacun des chapitres raconterait la vie, les traditions, les coutumes d’un peuple, d’une tribu. »

Cet ancien garde côtier bermudien Joshua est aujourd’hui chef dans un restaurant et coach en style de vie holistique à Luleå, au Nord de la Suède. Dans sa vie comme dans son restaurant, il fait le lien entre alimentation et bien-être. De la production à la préparation et dégustation des aliments en passant par leur choix, il a une réflexion systémique et intégrée du corps et de ses besoins. Selon lui, chaque peuple doit s’adapter au climat dans lequel il vit et adapter son alimentation en conséquence. Les territoires du Nord de la Suède sont particulièrement rudes pour faire pousser des légumes toute l’année, c’est pour ça que la cueillette de baies et de champignons en plus de la chasse à l’élan prend un place importante dans la culture locale.

Portraits : Antoine Morel, Grenoble
Antoine Morel, Grenoble (France)
Mai 2021

“Si j’étais un objet je serais une grelinette, c’est un peu l’emblème de la permaculture, c’est un bon objet pour les valeurs qu’on essaie de transmettre. Et indépendamment de mon activité je dirais un , parce que j’aime bien, je suis assez joueur et j’aime bien le côté « incertain mais c’est pas grave on y va! » du dé.”

Co-fondateur de En Vert et Avec Tous (EVAT), Antoine, jeune diplômé d’une école d’ingénieur Grenoble (ENSE3) a prit la voie de l’entrepreneuriat. Décidé à promouvoir l’action en complément de la sensibilisation, Antoine et Baptiste montent une association qui a pour vocation d’inviter les 3 à 16 ans à apprendre à mieux manger en faisant. Un local co-aménagé avec d’autres associations d’éducation populaire de Grenoble, un projet de ferme pédagogique financé par le budget participatif, Antoine nous a raconté comment EVAT fait aujourd’hui partie intégrante de sa vie.

Portraits : Estelle de Carvalho, Grenoble
Estelle de Carvalho, Grenoble (France)
Novembre 2020

“Si j’étais un objet du quotidien, j’aurais dit un livre. Je lis beaucoup sur le voyage, je lis beaucoup de récits de voyage et ça m’inspire beaucoup parce qu’en général les personnes elles ont toutes des profils différents et elles arrivent à un même état, même quotidien qui est le voyage que ce soit en sac à dos ou pas” – Estelle 

Estelle est diplômée d’un master de tourisme. Après quelque temps dans un emploi de ce secteur, elle se rend compte qu’elle a envie d’autre chose. En parallèle, elle a créé l’association File tes fringues qui propose du troc ponctuels de vêtements à différents endroits dans Grenoble. En deux ans, sa communauté grossit c’est alors qu’une idée lui vient : et si, elle proposait un lieu permanent où il serait possible de troquer ses vêtements ? C’est ainsi qu’est née la boutique File tes Fringues lors du premier confinement de 2020 : la première boutique de troc de Grenoble. Elle a ouvert ses portes en septembre 2020 pour le plus grand plaisir des amoureux de la mode durable. 

Le désir initial d’Estelle, de répondre à la nécessité de l’emploi par ce qu’elle aime faire, a poussé Estelle a proposer un nouveau concept économique : le troc, incitant aujourd’hui à la sensibilisation pour la prise en compte des enjeux environnementaux, écologiques et sociaux. Si son business fonctionne c’est parce que la fast fashion inonde nos vies et nos placards de vêtements. La meilleure solution et elle le dit, reste de réduire la consommation à la source. Et dans un second temps, si nécessaire, de se rendre en magasin de seconde main comme File tes Fringues !

Portraits : Alice Lockhart, Parempuyre
Alice Lockhart, Bordeaux (France)
Novembre 2020

“Si j’étais un objet du quotidien je serais un livre, parce que c’est un outil de voyage, un outil de découverte. Je serais un livre pour sans arrêt découvrir et faire découvrir.” – Alice 

Alice est responsable du projet confitures solidaires au sein de l’association Echange Nord-Sud. Cette association historique fait de l’aide au développement durable en Afrique, principalement le Sénégal et le Burkina Faso. Leur aide se concentre notamment sur la protection et la sensibilisation à l’environnement et au gaspillage alimentaire.
Conscients qu’il est nécessaire d’agir également en Occident, ils/elles développent le projet Confitures Solidaire. Les invendus de fruits et légumes d’un Biocoop proche des locaux de l’association étant énormes, ils les récupèrent alors pour alimenter des buffets dans divers événements comme le festival Alimen’Terre à Bordeaux et en font de la confiture. La confiture ne périme pas à contrario des produits frais. On peut voir dans leurs locaux des montagnes de pots de confitures aux parfums plus goûteux et originaux les uns que les autres. Un vrai régal !

Portraits : Fabrice Kaïd, Bordeaux
Fabrice Kaïd, Bordeaux (France)
Juin 2020

Fabrice gère la Ressourcerie Créative « Atelier D’éco Solidaire« . Cette ressourcerie collecte et remet au gout du jour de nombreux objet dont personne ne veut en créant une filière de réemploi. Les meubles qu’ils conçoivent à partir de déchets mobiliers sont dignes des plus grands designers. C’est beau, c’est propre et c’est très qualitatif. En plus de tout ça, cette ressourcerie créative permet à des personne en parcours d’insertion de renouer avec le monde du travail.

Portraits : Gauthier Delcloy, Saint-Etienne-en-Genevois
Gauthier Delcloy, Haute-Savoie (France)
Mars 2020

Gauthier est un grand passionné de la transition écologique. Il nous en a appris beaucoup sur la gestion des déchets en France et en Suisse. C’est fou à quel point les consignes sont différentes d’une zone à une autre. De même, nous avons aussi pris conscience de ce qui se cache derrière nos déchets et derrière le recyclage : transport, procédés polluants et énergivores, … Bref, c’est un sujet complexe auquel nous nous frottons et il y a beaucoup à apprendre.
Il nous a aussi initié aux bases du compostage que nous avons pu mettre en pratique dans le jardin des parents de Pauline chez qui nous étions pendant le 1er confinement. Vous pouvez dores et déjà profiter de ses enseignements en lisant une série d’articles sur notre blog.

Portraits : Emeline Baume, Lyon
Emeline Baume, Lyon (France)
Mars 2020

Responsable Économie Circulaire et Gestion des Déchets de la Métropole de Lyon de mai 2014 à mai 2020, Émeline Baume porte ses convictions environnementale depuis petite. Élevée dans une famille ayant choisi un modèle de vie sobre, c’est très tôt qu’elle prend conscience de l’impact de la vie humaine sur l’environnement. En arrivant en ville pour ses études, le décalage des différentes habitudes de consommation se fait vite ressentir. Convaincue que la question des déchets ne peut pas seulement être “un service rendu aux habitants, de mise à disposition de poubelles”, elle se promet de revenir plaider cette cause en tant qu’élue après avoir mené son propre cheminement, notamment au sein de Zero Waste France.
Chose promise, chose due, elle l’est désormais. Il reste du travail et rien n’est acquis, mais chaque petite graine compte.
Pour Émeline Baume, l’éducation populaire (comme le scoutisme) est un outil et un levier majeur au changement. Le combat pour l’environnement et l’éducation est-il si différent ? Nous n’en sommes pas convaincus… 

Portrait : Dimitri Dupuy, Sales Manager Green Furniture Concept et économie circulaire
Dimitri Dupuy, Malmö (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un objet, je serais une table parce qu’on fait beaucoup de choses autour d’une table, on rencontre des gens, on y travaille, on y mange… C’est un objet important symboliquement. »

Expatrié français et responsable des ventes chez Green Furniture Concept, Dimitri met surtout à disposition ses compétences en terme d’économie circulaire pour améliorer l’offre du fabriquant de mobilier urbain. À l’origine Green Furniture vend du mobilier éco-conçu (avec du bois FSC issu de forêts gérées durablement et du métal recyclé à 80%) à destination des grands espaces publics (gares, centres commerciaux, aéroports). Aujourd’hui l’entreprise propose également un service de mise à disposition de ce même mobilier afin d’améliorer la durabilité du matériel fourni en faisant fonctionner l’économie locale pour effectuer la maintenance par exemple.

Portrait : Nanna, directrice de la ferme urbaine Oestergro à Copenhague
Nanna, Copenhague (Danemark)
Novembre 2022

« Si j’étais un fruit, je serais une noix. J’aime sauver les choses, collecter les choses, collecter les baies du jardin et j’adore les noix. Je pense que les arbres à noix sont également le futur si on souhaite une alimentation plus durable dans le futur. C’est important d’avoir des arbres autour de nous. »

C’est au sommet d’un immeuble en plein cœur de Copenhague que nous avons rencontré Nanna, responsable du jardin de Østergro. L’idée ? Une ferme urbaine avec un jardin sur le toit et des poules et lapins. De quoi proposer des légumes pour environ 40 membres chaque semaine pendant le printemps et l’automne. En parallèle, un restaurant de produits locaux sous une serre. De quoi passer un bon moment. Le joli secret de ce projet ce sont les journées volontaires, tous les mercredis où chacun peut venir mettre les mains dans la terre. Un moment d’échange, de partage et d’apprentissage.

Portrait : Eleonore Jan, fondatrice de Lekobox
Éléonore Jan, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un style musicale… j’aime vraiment beaucoup de styles musicaux. Il y en a peut être certains que j’aime moins mais c’est en fonction du moment de la journée. Je peux commencer avec le la musique très chill puis quatre heures après écouter de la techno. »

Fondatrice de Lekobox, Eléonore, jeune maman originaire de Paris s’est installée en Suède il y a 4 ans. Tentée de réaliser un projet qui répond à ses problèmes du quotidien, elle réalise que son enfant a besoin de stimulation et qu’il lui faut acheter de nouveaux jeux régulièrement au fil de son âge et de ses aptitudes. C’est de là que naît le projet Lekobox, un service de location d’une boîte de jeux échangeables au fil de la vie de votre enfant. Des jeux de qualité, entretenus et adaptés à vos envies et besoins.

Portrait : Garett Smith, gérant de l'épicerie vrac Hushallet à Stockholm
Garett Smith, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un animal je serais un faucon, je ne sais pas si ça me représente mais c’est mon oiseau préféré et si je devais créer un label musical (je suis également musicien) je choisirais cela comme logo. »

Monter un magasin de vrac, zéro déchets, c’est le défi que ce sont lancés Garett et Ashley à Bagarmossen au sud de Stockholm. Une aventure de quelques mois, qui promet de belles choses. Seuls quelques magasins proposent de la vente en vrac dans la capitale suédoise. Hushållet – littéralement « le ménage » – propose des produits de saison et en vrac, que ce soit de la farine, des œufs, des céréales… Originaires de l’état de Washington, ils tentent cette aventure zéro déchets dans une Suède où la consommation est élevée, notamment dans le secteur de l’épicerie où les produits sont sur-emballés.

Portrait : Alexander Engl, fondateur de Ihopa
Alexander Engl, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais un objet un yoyo parce que c’est ce qui représente le mieux une start-up, la motivation oscille toujours et cela représente bien la vie d’un entrepreneur. »

Alexander est fondateur de IHOPA, un service de mise à disposition de matériels que nous n’utilisons pas tous les jours (outils de bricolage, appareil à raclette, appareil de nettoyage de moquette…). Louer plus pour acheter moins ! D’origine italienne, il s’est installé à Stockholm il y a quelques années et a donné vie à ce projet entrepreneurial qui répond à un besoin évident : proposer du matériel de qualité professionnelle à tous les foyers sans qu’ils aient besoin de les acquérir. Réduire la consommation et augmenter la qualité des produits. Aurons-nous bientôt tous une boite IHOPA dans nos immeubles et nos quartiers ?

Portrait : Ann-Charlotte Mellquist, chercheuseéconomie circulaire au RI.SE
Ann-Charlotte Mellquist, Stockholm (Suède)
Novembre 2022

« Si j’étais une plante je serais un arbre. Les arbres font partie de l’écosystème et sont dépendants du sol et de l’air. Les arbres sont à la fois ancrés là où ils sont et sont ouverts à la collaboration avec les autres espèces. »

Ann-Charlotte est chercheuse au RI.SE (Institut de Recherche de Suède) dans la section « Entreprises Durables ». Elle travaille sur la notion d’Économie Circulaire sous l’angle des modèles économiques. Son équipe essaie de comprendre comment les facteurs commerciaux peuvent favoriser l’économie circulaire. De son côté elle travaille particulièrement sur la question de l’évaluation et du financement des entreprises ayant en place des modèles économiques favorisant la vente de service à la place de la vente de produit (Économie de la fonctionnalité comme pilier de l’économie circulaire).

Portrait : William Roquier, Grenoble
William Roquier, Grenoble (France)
Janvier 2022

« Si j’étais un film je serais Miss Peregrine et les enfants particuliers. J’ai adoré le personnage et cette histoire un peu déjanté et qui sort de l’ordinaire. »

C’est sur les bancs de Grenoble INP – Ense3 que William s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale qu’est Foodprint. Ce projet a pour objectif de répondre à la problématique de l’alimentation en France qui représente ¼ de nos émissions de gaz a effet de serre ce qui contribue largement au réchauffement climatique. Elle part du constat que 3 français sur 5 souhaitent connaitre l’impact de ce qu’ils ont dans leur assiette. Foodprint est là pour proposer un affichage de l’impact environnemental des plats servis en restauration collective. Ca peut être les restaurants universitaires, restaurants d’entreprise, de collectivités et hôpitaux. Par son travail, Foodprint contribue à la promotion d’une alimentation bas carbone (principalement végétale), locale et biologique pour tous.

Portraits : Lionel Coiffard, Grenoble
Lionel Coiffard, Grenoble (France)
Mai 2021

« Si j’étais un animal je serais assez proche des chats, c’est à dire qu’il y a une grande socialisation des chats parce qu’ils vivent avec nous en même temps faut pas les chercher, si le chat n’a pas envie, on lui fait pas faire ce qu’il ne veut pas faire. Je me sentirais assez chat.”

5ème Vice-président chargé de la prévention, de la collecte et de la valorisation des déchets à Grenoble Alpes Métropole, Lionel Coiffard est un militant de toujours. Appartenant à la génération d’après 68, il comprend très tôt l’importance de la politique et des opinions. Il s’engage très tôt dans des luttes qui lui tiennent à cœur, convaincu par les idées de Marx du parti communiste aux premières heures de sa vie, il se rapproche du parti écologiste depuis ces 20 dernières années et décide de s’engager dans une carrière politique. Maire de Vizille en 2008 et de nouveau élu dans le conseil municipal aux élections de 2020, il prend également une place au sein de la Métropole de Grenoble pour appliquer la politique de prévention, collecte et valorisation des déchets. Si les déchets ne sont pas sa passion première, agir pour le bien commun et l’intérêt général semble être son moteur. Cette rencontre aura été riche de débats et d’éclairages sur les échecs, les succès et les ambitions que peut porter une métropole comme celle de Grenoble.

Portraits : Jean-Guillaume Thyere, Lyon
Jean-Guillaume Thyere, Lyon (France)
Octobre 2020

« Si j’étais un animal, je serais un condor parce que c’est un animal qui habite seulement au pérou dans des régions un peu reculées. c’est un animal qui vole très haut et qui a la capacité de prendre de la haute, je pense que c’est important de prendre cette hauteur dans le monde actuel, voir le monde d’en haut et arriver réfléchir à ce qu’on veut pour soi. » Jean-Guillaume

Franco-Péruvien, Jean-Guillaume était cadre dans l’automobile avant de se rendre compte qu’il avait envie et besoin de se rapprocher de ses origines péruviennes. C’est au cours d’un long voyage au pays des incas qu’il prend un décision.
Il a envie alors de développer son propre projet écoresponsable et solidaire qui met à l’honneur le savoir faire des artisans péruviens. C’est alors qu’il lance en 2020 sa marque textile Pitumarka. Les produits qu’il propose sont faits à partir d’un coton très fin et très doux récolté à la main, filé, tissé, et cousu par des artisans péruviens. Une de ses particularités : il n’y a pas de teinture. Différents cotons vont donner différentes teintes allant de blanc à marron plus ou moins clair. Ces couleurs sont très belles et le produit est très bon. Une alternative durable à la fast-fashion.

Photo de groupe AREMACS, Bordeaux
AREMACS, Bordeaux (France)
Juin 2020

L’équipe AREMACS Bordeaux nous a accueilli dans son local pour nous expliquer quels enjeux se cachent derrière cette belle association. AREMACS accompagne tout type d’évènements, allant du vide-greniers aux salons en passant par les festivals, dans la réduction et la valorisation de leurs déchets et sensibilise le public à l’écoresponsabilité. Il s’agit d’une association de terrain avec un fort ancrage local qui parvient à mobiliser des centaines de bénévoles pour aller engager le dialogue avec les participants des évènements et les accompagner dans le bon geste de tri afin de valoriser le plus de matière possible.

Portraits : Franck Wallet, Bordeaux
Franck Wallet, Bordeaux (France)
Juin 2020

Avec Explic’Eat, Franck propose une solution pour produire rapidement de la farine à partir d’invendus de pain. Cette solution est simple. Il s’agit d’un mixeur-broyeur industriel pour transformer le pain invendu en en farine. Il gagne la confiance de plus en plus de boulangers et permet de réduire la quantité folle des déchets d’invendus de pain. Avec cela, Explic’Eat propose des recettes pour que cette idée soit accessible au plus grand nombre.

Portraits : Jacques Méhu, Lyon
Jacques Méhu, Lyon (France)
Mars 2020

Enseignant chercheur de l’INSA et collaborateur du groupe Promasem sur Lyon, Jacques Méhu a été l’un des co-rédacteur le catalogue Européen des déchets de l’Union Européenne. Si les problématiques environnementales en lien avec la gestion des déchets fait partie intégrante de son métier, il nous a ouvert les yeux sur les conséquences sociales, politiques et économique de celle-ci. Il est le premier à nous parler de l’entropie (degré de désorganisation d’un système) provoquée par le recyclage de matière, concept retrouvé dans le récent ouvrage de Flore Berlingen “L’enfumage du recyclage”. 
Comment se fait-il qu’il faille un bac+5 pour fabriquer des appareils électroniques de pointe quand aucune qualification n’est requise pour les démonter ? 
Pédagogue et passionné, il a éclairé bon nombre de nos questionnement au niveau législatif. 

Portraits : Florence Mardirossian, Lyon
Florence Mardirossian, Lyon (France)
Mars 2020

Géo-politologue de formation, Florence Mardirossian a, durant de nombreuses années, cherché à comprendre les causes des conflits d’occident. Elle l’assure, bon nombre des conflits qui éclatent sont dûs à une mauvaise répartition des ressources dans le monde (accès à l’eau, pétrole…). Grande amoureuse de la biodiversité et écologiste dans l’âme, elle rentre sur Lyon en 2015 pour créer le collectif Lyon BioRessource qui remportera le premier AMI (appel à manifestation d’intérêt) “territoire zero déchets, zero gaspi” de la Métropole de Lyon. Un regroupement d’acteur du territoire lyonnais pour repenser le système de collecte et de traitement des biodéchets. Son regard critique et aiguisé nous a éveillé sur de nombreux sujet et l’interconnection de nombreuses problématiques.