1 Rencontre, 1 Portrait

Bonjour chers lecteurs,
Vous trouverez sur cette page un petit portrait des personnes que nous avons rencontré. Ces personnes ont accepté de répondre à nos questions et nous ont partagé la passion qui font leur engagement. J’espère que la lecture de ces petits portraits vous inspirera autant qu’ils/elles nous ont apporté lors de ces rencontres.

Estelle de Carvalho, Novembre 2020

“Si j’étais un objet du quotidien, j’aurais dit un livre. Je lis beaucoup sur le voyage, je lis beaucoup de récits de voyage et ça m’inspire beaucoup parce qu’en général les personnes elles ont toutes des profils différents et elles arrivent à un même état, même quotidien qui est le voyage que ce soit en sac à dos ou pas” – Estelle 

Estelle est diplômée d’un master de tourisme. Après quelque temps dans un emploi de ce secteur, elle se rend compte qu’elle a envie d’autre chose. En parallèle, elle a créé l’association File tes fringues qui propose du troc ponctuels de vêtements à différents endroits dans Grenoble. En deux ans, sa communauté grossit c’est alors qu’une idée lui vient : et si, elle proposait un lieu permanent où il serait possible de troquer ses vêtements ? C’est ainsi qu’est née la boutique File tes Fringues lors du premier confinement de 2020 : la première boutique de troc de Grenoble. Elle a ouvert ses portes en septembre 2020 pour le plus grand plaisir des amoureux de la mode durable. 

Aujourd’hui la boutique qui fonctionne sur la base d’abonnements a déjà plus de 700 adhérents et ambitionne de beaux projets (Notamment un pour lequel une campagne de financement participatif est lancé – Alma). 

Le désir initial d’Estelle, de répondre à la nécessité de l’emploi par ce qu’elle aime faire, a poussé Estelle a proposer un nouveau concept économique : le troc, incitant aujourd’hui à la sensibilisation pour la prise en compte des enjeux environnementaux, écologiques et sociaux. Si son business fonctionne c’est parce que la fast fashion inonde nos vies et nos placards de vêtements. La meilleure solution et elle le dit, reste de réduire la consommation à la source. Et dans un second temps, si nécessaire, de se rendre en magasin de seconde main comme File tes Fringues !


Alice Lockhart, Novembre 2020

“Si j’étais un objet du quotidien je serais un livre, parce que c’est un outil de voyage, un outil de découverte. Je serais un livre pour sans arrêt découvrir et faire découvrir.” – Alice 

Alice est responsable du projet confitures solidaires au sein de l’association Echange Nord-Sud. Cette association historique fait de l’aide au développement durable en Afrique, principalement le Sénégal et le Burkina Faso. Leur aide se concentre notamment sur la protection et la sensibilisation à l’environnement et au gaspillage alimentaire.
Conscients qu’il est nécessaire d’agir également en Occident, ils/elles développent le projet Confitures Solidaire. Les invendus de fruits et légumes d’un Biocoop proche des locaux de l’association étant énormes, ils les récupèrent alors pour alimenter des buffets dans divers événements comme le festival Alimen’Terre à Bordeaux et en font de la confiture. La confiture ne périme pas à contrario des produits frais. On peut voir dans leurs locaux des montagnes de pots de confitures aux parfums plus goûteux et originaux les uns que les autres. Un vrai régal !


Fabrice Kaïd, Juin 2020

Fabrice gère la Ressourcerie Créative « Atelier D’éco Solidaire« . Cette ressourcerie collecte et remet au gout du jour de nombreux objet dont personne ne veut en créant une filière de réemploi. Les meubles qu’ils conçoivent à partir de déchets mobiliers sont dignes des plus grands designers. C’est beau, c’est propre et c’est très qualitatif. En plus de tout ça, cette ressourcerie créative permet à des personne en parcours d’insertion de renouer avec le monde du travail.


Gauthier Delcloy, Mars 2020

Gauthier est un grand passionné de la transition écologique. Il nous en a appris beaucoup sur la gestion des déchets en France et en Suisse. C’est fou à quel point les consignes sont différentes d’une zone à une autre. De même, nous avons aussi pris conscience de ce qui se cache derrière nos déchets et derrière le recyclage : transport, procédés polluants et énergivores, … Bref, c’est un sujet complexe auquel nous nous frottons et il y a beaucoup à apprendre.
Il nous a aussi initié aux bases du compostage que nous avons pu mettre en pratique dans le jardin des parents de Pauline chez qui nous étions pendant le 1er confinement. Vous pouvez dores et déjà profiter de ses enseignements en lisant une série d’articles sur notre blog.


Emeline Baume, Mars 2020

Responsable Économie Circulaire et Gestion des Déchets de la Métropole de Lyon de mai 2014 à mai 2020, Émeline Baume porte ses convictions environnementale depuis petite. Élevée dans une famille ayant choisi un modèle de vie sobre, c’est très tôt qu’elle prend conscience de l’impact de la vie humaine sur l’environnement. En arrivant en ville pour ses études, le décalage des différentes habitudes de consommation se fait vite ressentir. Convaincue que la question des déchets ne peut pas seulement être “un service rendu aux habitants, de mise à disposition de poubelles”, elle se promet de revenir plaider cette cause en tant qu’élue après avoir mené son propre cheminement, notamment au sein de Zero Waste France.
Chose promise, chose due, elle l’est désormais. Il reste du travail et rien n’est acquis, mais chaque petite graine compte.
Pour Émeline Baume, l’éducation populaire (comme le scoutisme) est un outil et un levier majeur au changement. Le combat pour l’environnement et l’éducation est-il si différent ? Nous n’en sommes pas convaincus… 


Jean-Guillaume Thyere, Octobre 2020

« Si j’étais un animal, je serais un condor parce que c’est un animal qui habite seulement au pérou dans des régions un peu reculées. c’est un animal qui vole très haut et qui a la capacité de prendre de la haute, je pense que c’est important de prendre cette hauteur dans le monde actuel, voir le monde d’en haut et arriver réfléchir à ce qu’on veut pour soi. » Jean-Guillaume

Franco-Péruvien, Jean-Guillaume était cadre dans l’automobile avant de se rendre compte qu’il avait envie et besoin de se rapprocher de ses origines péruviennes. C’est au cours d’un long voyage au pays des incas qu’il prend un décision.
Il a envie alors de développer son propre projet écoresponsable et solidaire qui met à l’honneur le savoir faire des artisans péruviens. C’est alors qu’il lance en 2020 sa marque textile Pitumarka. Les produits qu’il propose sont faits à partir d’un coton très fin et très doux récolté à la main, filés, tissés, et cousu par des artisans péruviens. Une de ses particularités : il n’y a pas de teinture. Différents cotons vont donner différentes teintes allant de blanc à marron plus ou moins clair. Ces couleurs sont très belles et le produit est très bon. Une alternative durable à la fast-fashion.


AREMACS, Juin 2020

L’équipe AREMACS Bordeaux nous a accueilli dans son local pour nous expliquer quels enjeux se cachent derrière cette belle association. AREMACS accompagne tout type d’évènements, allant du vide-greniers aux salons en passant par les festivals, dans la réduction et la valorisation de leurs déchets et sensibilise le public à l’écoresponsabilité. Il s’agit d’une association de terrain avec un fort ancrage local qui parvient à mobiliser des centaines de bénévoles pour aller engager le dialogue avec les participants des évènements et les accompagner dans le bon geste de tri afin de valoriser le plus de matière possible.


Franck Wallet, Juin 2020

Avec Explic’Eat, Franck propose une solution pour produire rapidement de la farine à partir d’invendus de pain. Cette solution est simple. Il s’agit d’un mixeur-broyeur industriel pour transformer le pain invendu en en farine. Il gagne la confiance de plus en plus de boulangers et permet de réduire la quantité folle des déchets d’invendus de pain. Avec cela, Explic’Eat propose des recettes pour que cette idée soit accessible au plus grand nombre.


Jacques Méhu, Mars 2020

Enseignant chercheur de l’INSA et collaborateur du groupe Promasem sur Lyon, Jacques Méhu a été l’un des co-rédacteur le catalogue Européen des déchets de l’Union Européenne. Si les problématiques environnementales en lien avec la gestion des déchets fait partie intégrante de son métier, il nous a ouvert les yeux sur les conséquences sociales, politiques et économique de celle-ci. Il est le premier à nous parler de l’entropie (degré de désorganisation d’un système) provoquée par le recyclage de matière, concept retrouvé dans le récent ouvrage de Flore Berlingen “L’enfumage du recyclage”. 
Comment se fait-il qu’il faille un bac+5 pour fabriquer des appareils électroniques de pointe quand aucune qualification n’est requise pour les démonter ? 
Pédagogue et passionné, il a éclairé bon nombre de nos questionnement au niveau législatif. 


Florence Mardirossian, Mars 2020

Géo-politologue de formation, Florence Mardirossian a, durant de nombreuses années, cherché à comprendre les causes des conflits d’occident. Elle l’assure, bon nombre des conflits qui éclatent sont dûs à une mauvaise répartition des ressources dans le monde (accès à l’eau, pétrole…). Grande amoureuse de la biodiversité et écologiste dans l’âme, elle rentre sur Lyon en 2015 pour créer le collectif Lyon BioRessource qui remportera le premier AMI (appel à manifestation d’intérêt) “territoire zero déchets, zero gaspi” de la Métropole de Lyon. Un regroupement d’acteur du territoire lyonnais pour repenser le système de collecte et de traitement des biodéchets. Son regard critique et aiguisé nous a éveillé sur de nombreux sujet et l’interconnection de nombreuses problématiques.